Archives de catégorie : Nos réalisations sur place

Infos février

Bonjour à toutes et à tous

A) Les travaux préparatifs de la rizière ont démarré

Le 21 janvier les parents d’élèves et même les élèves ont participé aux travaux préparatifs de la rizière qu’ARES vient d’acheter.
Malheureusement le sol était trop imbibé d’eau (comme vous pouvez le voir sur une photo). Ils ont  arrêté en début d’après midi. Mais le lendemain ils ont fait venir une vingtaine de zébus pour piétiner la rizière. Le repiquage de la rizière a démarré

B) Les semences du riz

Sr Rosalie a réussi à se fournir gratuitement auprès représentant du ministère présent à Fanambana un sac de 60kg des semences de riz (paddy). Il lui a promis de lui donner un autre sac de 60kg 
Elle a participé à la manifestation de l’organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture. Elle a pu récupérer encore des semences de riz mais aussi des haricots rouges pour la population d’Antsoha.

Rizière1

C) La personne atteint de la maladie Mycobactérie en voie de guérison( maladie appelée aussi mangeuse de peau)

Nous avons envoyé de nombreux antibiotiques à Sr Béné pour soigner cette maladie très redoutable.
Le docteur Monique Riquet avait joint un mode d’emploi très détallé pour vaincre cette maladie. A notre dernier voyage nous avions constaté les dégâts sur le mollet d’un monsieur. Je joins la photo avant et après le traitement. La différence est sidérante. Image assez difficile à voir, ouvrir ici


D) Projection de notre film sur notre école dans les établissements scolaires

Nous avons déjà présenté ce film dans plusieurs lycées, collèges et écoles primaires. Miguel a aussi présenté ce film en Bretagne (Finistère, St Pabu). La plupart des élèves sont sidérés par les conditions de la scolarité des élèves dans ce pays. Cela déclenche chez eux un désir de solidarité. Certains ont décidé de collecter des vêtements et du matériel scolaire etc….


E) Marrainages et Parrainages

Merci de penser à vos renouvellements

F) Information à noter

L’assemblée générale de l’association se tiendra le jeudi 15 mai à 20h30 dans la salle Alex Jany  et , nous l’espérons en présence de Sr Rosalie (si son visa est accordé par le consulat de France à Tananarive) Ce sera un évènement. Elle vous décriera nos dernières actions dans ce pays
Nous vous présenterons aussi  les rapports d’activités et financier. Nous projetterons enfin les films des activités de l’association: école ARES, Dispensaire, puits
Merci de venir nombreux à cette réunion importante pour la vie de l’association


Bien Cordialement

Louis Musso

Financement participatif pour l’achat d’une rizière

Bonjour à vous toutes et à vous tous

Au cours de notre séjour à Madagascar nous avons constaté que certains enfants de l’école avaient du mal à se nourrir correctement car leurs parents trop pauvres leur donnaient très peu de riz pour manger à midi.

Nous en avons parlé avec Sr Rosalie qui nous a informé que justement une rizière de deux hectares juste à côté de notre école venait très récemment d’être mise en vente.

C’est cette rizière qui est en vente.

Nous avons pensé aussitôt que c’était une opportunité qui s’offrait à nous pour nourrir les enfants dont les parents sont très pauvres.

Nous faisons appel  à votre solidarité, par l’intermédiaire d’une tontine, pour nous aider à acheter cette rizière. Parlez- en à vos amis!

Sr Rosalie a déjà contacté un couple très expérimenté qui est d’accord pour cultiver le riz de cette rizière.

Vous trouverez ci-joint le dossier qui vous renseignera sur les démarches à suivre pour ce financement participatif. ici

Et ici lien direct HelloASSO : ici

Par avance Merci

Bien cordialement

Louis Musso

L’école d’Antsoha

En 2015, lors d’un voyage humanitaire, lorsque Louis Musso est allé visiter la coopérative et le dispensaire une centaine de personnes est venu à sa rencontre. Les parents lui ont demandé la création d’une école primaire.

L’implication des parents dans la réalisation de cette école

Les parents se sont engagés à participer à la construction de cette école.

Dans les forêts avoisinantes ils ont abattus des arbres grâce à des scies passe partout dont la longueur des lames varie entre 1.20m à 1.80m. Il faut deux hommes pour manier ces scies. Chacun tire à son tour vers soi mais ne pousse jamais. Comme vous devez l’imaginer ce travail est très pénible.

Par la suite ils ont scié des planches pour la fabrication des bureaux et des chaises nécessaires dans les classes.

ARES  propriétaire de 5 hectares

Ce bâtiment scolaire a été  construit sur un terrain de 5 hectares appartenant à l’association.

Ce terrain était un désert lorsque ARES, grâce à un don d’un habitant, est devenu propriétaire de ce terrain de 5 hectares, situé à Antsoha.

Nous avons tout d’abord fait creuser deux puits. Ensuite, nous avons  créé une coopérative agricole pour 7 familles et favorisé la création d’un dispensaire géré par Sœur Rosalie qui est aussi infirmière. Elle a été formée à l’école d’infirmière à Albi.

Ce dispensaire reçoit tous les jours de nombreux malades.

La création d’une école : une impérieuse nécessité !

Les familles de ces enfants sont totalement démunies et sans ressources. La plupart vivent dans des cases très sommaires dans les forêts. Les parents trop pauvres ne peuvent pas payer la scolarité de leurs enfants.

La grande majorité de ces enfants n’a jamais fréquenté une école car trop éloignés des grandes villes.

Les deux étapes de la construction de ce bâtiment scolaire

Les 4 classes de l’école d’Antsoha

En 2016 nous avons fait construire 4 classes en dur. Mais quand la nouvelle de la construction d’une école à Antsoha s’est répandue dans la région de nombreux parents sont venus inscrire leurs enfants. L’école est devenue trop petite.

Galerie photos ici

Le bureau ARES réuni au mois de novembre 2016 a donc décidé de faire construire deux nouvelles classes en dur. Les 2 classes sont terminées en mars avril 2017. En 2017, un préau est construit pour que les enfants puissent s’abriter pour manger (soleil ou pluie)

Nous avons ouvert notre école avec 230 enfants puis le nombre d’élèves est passé à 270 et maintenant nous en sommes à 338 élèves en 2020 et nous avons dû refuser des enfants du fait la saturation des classes.

Groupes coopératifs à fin 2016

En 2011-12, ARES  comptait 20 groupes coopératifs.

M. Norbert (voir article sur Chaine d’union du riz) veille au grain et va jusqu’à exclure les familles qui ne respectent pas la chaine d’union du riz mis en place par ARES.

En 2015-16, grâce au mécénat d’entreprise, le nombre de groupes coopératifs a été porté à 26, soit 2000 malgaches qui sortent de l’extrême pauvreté, produisant suffisamment pour se nourrir et même revendre une partie de leur récolte.

Interventions médicales dans les dispensaires

Ares est intervenue dans les dispensaires d’Andapa, de Tananarive, de Vohémar et d’Ambohitompoïna.

Ces dispensaires accueillent environ 30 000 personnes par an. ARES a distribué plus de 120 kg de médicaments, de produits thérapeutiques nutritionnels et de lait pour les jeunes enfants. Au cours des nombreuses consultations bénévoles, nous avons pu observer auprès des enfants et des adultes de nombreuses pathologies dont le bec de lièvre. Plusieurs enfants ont été dès lors opérés.

Après une évaluation des besoins en fonction des pratiques médicales de chaque dispensaire lors de notre mission humanitaire d’avril 2008, nous avons décidé d’envoyer tous les trimestres les médicaments suivants : antipaludéens, antibiotiques, anti-épileptiques et vitamines ou compléments alimentaires nutritionnels.

La chaine d’union du riz

En dialoguant avec les maires, les chefs de villages et les paysans, ARES a pris conscience de l’importance de son projet agricole.

Par manque de moyens, la plupart des paysans malgaches travaillent la terre de leurs rizières à la pelle. Le rendement à l’hectare est donc trop faible et insuffisant pour nourrir correctement une famille comprenant souvent 15 à 20 personnes. La malnutrition rendant encore plus fatiguant le travail, il ne peuvent cultiver la totalité de leurs champs.

Pour assurer la liaison entre 2 récoltes, ils doivent emprunter pour acheter le riz. Ayant bien souvent du mal à rembourser, les paysans se retrouvent endettés. Ils doivent alors vendre une partie de leurs terres et accélère le phénomène de malnutrition. La spirale de la misère est alors enclenchée : ils sont obligés de tout vendre. N’ayant plus rien, ils partent à la ville en recherche d’un emploi. Le mouvement d’exode rural est enclenché. Le travail n’étant pas abondant dans les villes, leur situation devient plus que précaire.

Pour palier à cette descente vers la pauvreté, ARES fournit zébus, charrues, herses, sarcleuses et pulvérisateurs à quelque 20 familles.

Pour développer ce mouvement de solidarité, nous avons demandé aux 20 familles concernées de former à leur tour 3 autres personnes à la culture du riz. Une fois formées, ces personnes pourront demander à ARES de financer le matériel agricole et 2 zébus. C’est ainsi qu’est née la Chaine d’union du riz. Ses 2 objectifs principaux sont :

  • l’aide matérielle par l’attribution de 2 zébus et de matériel agricole
  • la formation à la culture du riz

Un responsable de la formation a été nommé

Monsieur Norbert Razafindratera, diplômé de l’école d’agriculture de Tananarive est responsable de la formation pour la culture du riz. Il formera tous les nouveaux postulants qui souhaiteront entrer dans la Chaîne d’union du riz. Il organisera régulièrement des sessions d’information pour les groupes coopératifs et supervisera les travaux dans les rizières de ces derniers.

En Septembre 2008, 6 groupes coopératifs été déjà équipés. Plus de 100 personnes ont participé aux journées de formation organisées par M. Norbert. Celui-ci, à l’aide de tableaux, leur a enseigné les meilleures façons de planter le riz afin d’obtenir le meilleur rendement. Un outil permettant de planter les plants de riz en ligne leur a également été présenté.

En 2011-12, ARES  comptait 20 groupes coopératifs. Ces groupes constitués (12 de plus par rapport à 2008) qui ont signé le contrat de la Chaîne d’union, se forment à la culture du riz et entrent dans la Chaîne de solidarité mise en place par ARES.

Les puits creusés à Madagascar

Fin 2014, 218 puits étaient creusés donnant accès à l’eau potable pour 2 hôpitaux, 4 écoles et 41 villages soit près de 75 000 personnes.

Fin 2016,  on était à 295 puits  creusés donnant l’accès à l’eau potable à 100  000 personnes.

Avant les puits, l’eau était prélevée dans des trous peu profonds et était de ce fait boueuse. Lors de leur voyage en 2008, les responsables de l’association ARES ont rencontré les maires et chefs de villages des différentes communes dans lesquelles ils avaient décidé de creuser les puits.

5 équipes de 4 personnes travaillent toute l’année pour ARES. Pour chaque puits, un responsable est désigné par les habitants de ces communes. Il assure la sécurité et l’entretien du puits. Il est aussi la garant de l’utilisation du puits par tous les gens du village ou de la commune.

Notre projet ayant pour objectifs principaux la fiabilité et le meilleur coût possible, l’eau est puisée à l’aide d’un seau et d’une corde tractée grâce à une poulie. Les clôtures autour des puits sont en bois. Le creusement de ces puits qui s’effectue à la pelle bêche ne démarre que lorsque la municipalité ou les chefs de village ont fait amener sur place le gravier et le sable pour la construction des buses. 5 équipes de 4 personnes sont constituées. Elles sont rémunérées par ARES et placées sous la responsabilité de 3 chefs d’équipes.